Wine Paris 2025 – Le salon des pros

Après 2 semaines intenses en salons & déplacements, est venue l’heure du debrief !

J’ai eu la chance de participer pour la première fois (avec un pass média) au Wine Paris 2025 organisé par Vinexposium. Ni plus ni moins que le plus grand salon de vin & spiritueux au monde, comptant plus de 4800 exposants !

« Pour cette 6e édition, le grand événement a battu tous les records et s’est affirmé comme un essentiel carrefour d’affaires et d’influence pour la filière des vins et spiritueux dans le monde. »

Au programme dans cet article :

  • Alors quelles sont les coulisses de ce type d’événement ? lien
  • Côté vin : lien
  • Côté spiritueux : lien
  • Les vins désalcoolisés c’est de la m**** : lien
  • L’Infinite Bar, des cocktails à gogo : lien
  • Masterclass Baijiu : lien

Overview du site & de l’ambiance

Premier point positif, même s’il y a un monde de dingue, le parc de expositions situé à la Porte de Versailles à l’habitude de recevoir du monde. Pas de queue (5min à peine), pas de cohue sur les stands, il y a de l’espace, ça fourmille d’activité mais dans un environnement finalement assez aéré.

Bien que tout soit immense, et que votre carte ne soit pas assez détaillée pour vous permettre de faire un planning sans vous perdre, les zones sont bien délimitées :

  • 1 batiment de 3 étages pour les vins de France
  • 1 batiment pour les vins internationaux
  • 1 batiment pour les vins italiens (comme quoi, les leurs sont bien reconnus et appréciés)
  • 1 batiment pour les spiritueux

Dans chaque batiment, des espaces pour les masterclass, ses espaces communs, toilettes, etc.
Seul point négatif : la restauration relativement chère, et peu de places pour s’assoir.

Alors bien sûr, ce n’est pas la foire comme dans n’importe quel festival ou salon, ici les discussions sont très pro, on prend des commandes, on regarde les prix, on peut réserver 1h avec un pro pour parler business. Il faut savoir composer avec tous les aléas du planning, mais c’est le jeu.

L’espace média

Bien content d’avoir pu accéder à cet espace, il m’a permis de prendre un petit déj’ après mon réveil à 5h du matin, poser mes affaires dans un vestiaire avec un peu moins de monde, récupérer le WIFI, recharger les batteries… Rien à dire, service au top !


Les vins

On démarre par : le Chateau de Figuières !

Aucun hasard ne m’amène sur ce stand, le copain Gregory (@fr3nch_wine – lien) m’a dit qu’il sortait sa première cuvée « System of a Wine » que je pourrai trouver ici. Ca ne m’émpêche pas, de déguster d’abord le travail du domaine (lien).
Des blancs très fins, loin de l’idée que j’avais du Languedoc. C’est vrai aussi sur les rouges de l’AOC La Clape. Après une belle dégustation de la gamme, je peux clairement dire que j’achèterai un de leur blanc/viognier les yeux fermés.


Une gamme complémentaire créée par Sebastien (@alteroeno – lien) avec des notes suaves et riches, apporte de beaux fruits, et un boisé équilibré. J’ai en mémoire le « Réci[t]s 2 » rouge, avec ses notes de cassis, de mure, et ses tanins bien soutenus.
Et sur le promontoire, le fameux vin du copain metalleux est là ! Il s’en est passé des échanges depuis notre rencontre au Hellfest à picoler du muscadet pas cher, très heureux de pouvoir déguster sa première cuvée (disponible ici – lien – parce que c’est mon blog je peux faire de la pub pour qui je veux :D). Fruits des bois & petits épices au rdv, surement pour accompagner un bon steak entre copains, ou un burger de seigneur ! Très cool.

Du vin corse avec le Domaine Orenga de Gaffory

J’erre sans but dans les allées, et un bon vivant fort sympathique qui me fait penser à mon grand-père me propose de venir goutter les « meilleurs vins corses ». Marketing de dingue, je suis donc obligé de céder et de me laisser balader d’histoires en histoires. Un stand fort sympathique entre professionnalisme derrière le comptoir, et show de mon hôte.

photo vin4



Alors ca goutte quoi les vins corses de l’AOC Patrimonio ?
Dans mon souvenir, et dans le peu de notes que j’ai pris : des blancs très portés sur les agrumes, des rouges profonds et bien toastés, un ancien cépage corse surprenant & épicé (lien) et surprise du chef qui m’a dérouté : un muscat bio du cap corse (lien). Ce n’est vraiment pas ce que j’aurai bu si on ne m’avait pas versé un grand verre après une tape sur l’épaule, mais c’est peut être ce qui m’a le plus marqué sur le stand, outre la qualité des vins. Une vraie douceur, sans lourdeur, très notées sur l’orange et le citron.

Masterclass Chianti

Quitte à aller courir un Ultra Trail dans le Chianti en mars, pourquoi ne pas profiter d’une masterclass sur leurs vins ?! Au moins j’arriverai avec un minimum de connaissances, et j’éviterai les pièges à touristes.

Rdv en salle de conférence donc, pour cette MS animée – Italie oblige, personnage haut en couleurs, petites blagues, références historiques… qui était à la fois très intéressante, et à la fois troublante puisque nous avons appris en fin de session que tous les vins dégustés coutaient… 6€ en moyenne ! Alors qu’en retenir ? J’ai compilé un peu les notes, voici mon récapitulatif :

Le Chianti est l’un des vins les plus emblématiques d’Italie, dont l’histoire remonte à un décret de 1716 signé par le Grand-Duc de Toscane. Il tire sa personnalité de son cépage phare, le Sangiovese, dont la robe peut prendre un ton rubis profond quand il est bien mûr. Jadis, on le reconnaissait au fiasco, cette fameuse bouteille entourée de paille, devenue un symbole folklorique. Le Chianti Classico, issu du cœur historique de la zone, n’autorise plus l’ajout de raisins blancs depuis 2006, même si d’autres Chianti peuvent encore en contenir. Les moines médiévaux ont joué un rôle important dans la viticulture régionale, sans que les techniques modernes soient pour autant restées « monacales ». L’obtention de la DOCG en 1984 a permis de renforcer les règles de production, notamment sur les cépages, les rendements et les méthodes de vinification. Aujourd’hui, le Chianti compte plusieurs milliers de producteurs, qu’ils utilisent des cuves en inox, en ciment ou des barriques pour vinifier. On dit parfois, sur le ton de la plaisanterie, qu’il suffit de récolter « quand les grains sont bleus ». Mais chacun sait qu’une analyse précise du raisin est essentielle pour obtenir ce fameux équilibre entre fruit et acidité.
Un verre de Chianti, c’est avant tout une plongée dans la culture toscane.

Vous voilà au même niveau que moi. Et c’est bon alors un Chianti à 5 balles ?
Parmi les références proposées, certaines m’ont étonné :
– Un Montalbano 2023 avec des notes de tomates cerises, qui (r)appelle à la pizza.
– Un Montespertoli 2022 à l’appose, sur le vieux boisé, les épices, très sec.
– Un Rufina 2021 étonnant, aux notes de fromage de chèvre, de thym, de violette. Jamais bu quelque choses qui ressemblait à ce Rufina. Peut être aussi l’effet dégustation à l’aveugle.
– Un Colline Pisane 2018 plus floral, avec des notes de potiron, d’orange sanguine, de citron… Mon préféré !
Au final, des vins très différents mais qui sont tous globalement puissants, et présentent un boisé assez franc, même pour de jeunes vins.

Self-Service

Quoi de mieux que de trainer entre 2 allées et d’aller directement se servir parmi 50 bouteilles disponibles en libre service ? L’idée est un peu folle sur un salon « grand public », mais pas pour les pros je suppose. C’était également le meme principe côté Spiritueux avec 30/40 refs disponibles.

J’ai également pris le temps d’aller gouter un peu de Barolo, dont je n’ai fait qu’effleurer la surface, mais je comprends mieux l’engouement. Egalement notable sur les stands d’Italie, la Distilleria Negroni (comment ce nom pouvait être disponible ^^ lien) avec un super vermouth rouge, et un spiced au top.


Côté Spiritueux

Après avoir pris ma matinée côté vin, il me reste 1.5 jours pour la partie spiritueux. Comme toujours le temps passe trop vite et je n’aurai pas le temps de faire 20% de mon programme, mais voici mon récap.

Domaine des Hautes Glaces

Très fan de cette distillerie de montagnes, je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion de gouter toute la gamme – n’ayant jusqu’ici bu que de petites échantillons ou des embouteillages indépendants (très réussis chez Domaine Ricci et Swell de Spirits, il parait que ça arrive aussi bientôt chez Maquisards de Demichellot).

Bon déjà, la bouteille en main, avec le relief des montagnes au fond, c’est superbe.
Ensuite, la petite étiquette sur le côté qui met en avant la cuvée… c’est mignon mais pas très visible – surtout quand on est chez un caviste, de loin pas facile de savoir quelle gamme c’est.
Mais surtout, quelle claque gustative !

En vrac :
– Rye Roof 24 avec un beau côté eau-de-vie de fruits.
– Décliné avec un finish 5 mois en fût de vin jaune : des notes d’ananas, banane, noix.
– Et 24 mois en fût de Duras : très typé, de belles notes de cuir et de cacahuètes.
– Vulson : une eau-de-vie de seigle blanche (lien) aux notes de poire, de fumée, de réglisse.. Wow !

Swell de Spirits

« La bande à Mika » comme certain l’appelle était évidemment présente, avec un stand dédié. Très content d’avoir pu rencontrer l’équipe au grand complet ! C’était aussi à priori le bon moment pour eux, de mettre l’ordre dans les gammes, et de nommer clairement les choses.
Les gins sont désormais regroupés sous la marque « Sirivsgin« , et les liqueurs « Barbarigo« .



Mais pour moi qui connait bien la gamme, le but c’était surtout de venir déguster la Tequila ! Je n’étais à priori pas le seul puisqu’un homme sans poussette se trouvait là (Laurent), en compagnie de Flo (Excellence Rhum), et bien sûr, celui qu’on ne présente plus : Jerry !
C’est d’ailleurs à ses côté que j’ai pu déguster cette Tequila (bon ok je suis revenu plusieurs fois au stand pour être sur), et discuter longuement Bruno & son acolyte (dont le nom m’échappe soudainement). C’est eux qui font avancer ces produits mexicains, l’un sur Paris, et l’autre directement depuis le Mexique. Un bon duo qui nous prépare de belles surprises, pour sûr.

Alors cette Tequila ?
Je ne cache pas mon plaisir, elle vient de chez Cascahuin, l’une des mes marques préférées. Elle titre à 47% ce qui est rare, et elle devrait réconcilier les amis du ti’punch avec la Tequila, puis très marquée sur les agrumes, le citron vert, et le poivre (en plus de l’agave bien entendu).
Bref, du très bon, avec un tarif qui ne parait pas très élevé, et dispo courant mars (pssst, on me dit que Jef de passion-rhum prend déjà les précommandes).

Premium Craft Spirits : le plus grand stand de spiritueux ?

Franchement, je pense que oui. L’entreprise de distribution et promotion des spiritueux bien que « familiale » commence à prendre une sacré place. Il y aurait à priori 800 références chez eux désormais, et ça se voit puisque le stand accoudé à un bar mettait en scène de très belle manière toutes leurs références (DonQ, Ricci – on en reparle juste en dessous -, J Bally, Saint-James, 400 Conejos…)
Impossible de tout citer, mais ça fait vraiment de ce stand un incontournable.

Petite bise au passage à Morgane (@hoppywine la meuf qui picole mais que c’est son métier – c’est pas moi qui le dit c’est elle) et dégustation rapide d’une liqueur végétale sympathique nommée l’Ermitage.

J’en profite pour préciser que j’aime bien leurs gazettes pour les pros. Malheureusement n’étant pas pro je ne peux à ce jour pas les recevoir.. n’hésitez pas à me MP si vous pouvez m’en partager quelques exemplaires pour la bibliothèque, ou pour me tenir à jour des nouveautés.

Ricci’Spirits

Impossible de manquer le stand des deux frères.. ou devrais-je dire de la meute ! Parce que clairement l’équipe a été renforcée, et il y a du monde à table pour s’occuper de nous (je ne dirai pas que « Clotilde c’est vraiment la meilleure » au risque d’attirer les jalousies, mais quand même).

Je n’embête pas Morgan fort occupé à ce moment là, mais on se retrouvera le lendemain pour parler de Ricci’Spirits, une nouvelle entité présentée en vidéo par ici : lien.

Non loin de là, rode un personnage quasi légendaire – tellement j’en ai entendu parler -, il serait le grand maître des liqueurs, enchanteur, amateur de bonnes choses et détenteur d’un grand savoir…

J’ai nommé : Karim Karroum !

J’avais découvert ses liqueurs sur d’autres salons, c’était le moment de refaire un petit tour du propriétaire. Bien que ce ne soit pas forcément une catégorie qui m’attire, j’avoue que les propositions de Karim sont toujours plaisantes.
Petite préférence pour sa liqueur de Grandmont (lien) fraiche, florale, et miellée.

Et notre ami réservait d’autres surprises ! C’est mercredi matin au petit déj qu’il a décidé, tout sourire, d’ouvrir un Saint-James 1930 pour se mettre en jambes… Y’a pas à dire, il sait recevoir le Karim. Chapeau l’artiste !

Chantal Comte

Même s’il était prévu que je passe par son stand au Multi Verres Spirits quelques jours plus tard, difficile de ne pas s’arrêter au stand Chantal Comte. En plus, le copain @rhumist_ était là pour nous accueillir. Nous avons donc passé 45min en leur compagnie, allant d’histoires en histoires, et de cuvées en cuvées.


Bien entendu l’Or des Caraïbes est superbe, équilibré, avec une belle canne (et oui, il est pas donné, on s’entend), mais ce qui a le plus retenu mon attention c’est ce blanc de l’Ile Maurice (Labourdonnais) nommé « Fighting Spirit Green Lagoon ». J’ai adoré sa fraicheur de la canne, les notes mentholées qui s’en dégageaient, et cette petite sucrosité qui reste en bouche. Superbe !

Chez Rozelieures, de beaux whiskys et… un rhum !

Un vagabondage de plus m’amène ensuite chez Rozelieures. Pas forcément un stand que je visais, mais qui m’a bien ouvert sur yeux sur la qualité de leurs produits. J’y ferai plus attention désormais.
Côté whisky :
– Le Rare Collection en fût de vin du sud-ouest amène de beaux fruits rouges et un beau gras.
– L’ex fût de bière Impérial est super réussi – riche, doux, caramel au beurre… d’habitude je trouve l’affinage en fût de bière peu marqué, mais là ce fût venu de chez Piggy Brewing fait des miracles.
– L’ex fût de rhum HSE est sympathique mais pas mémorable (ou alors j’ai perdu mes notes).

Par contre, un rhum arrive. Surveillez la sortie de cette petite cuvée, si mes infos sont bonnes, c’est vraiment un top RQP !! Nous avons pu le gouter, c’est un agricole (Martinique ? de 3 ans ?) qui devrait se positionner autour de 40€, et là je vous le dis, ça semble être une belle affaire les amis.

Cognac Prunier

Impossible de ne pas saluer Claire au stand Prunier !
Victime de son succès la veille, elle avait enchainé les RDV, mais j’ai pris mon mal en patience pour venir revalider mon avis sur l’Horizon (la cuvée qui semble être la plus en vue, et la plus convoitée d’après les retours des clients), et déguster le millésime 1975 absolument superbe. Un vrai bonbon =)

Destilados Mexport

Tequila & Mezcal à profusion au stand de Destilados Mexport. Notre hôte dégaine ses cuvées plus vite que Lucky Luke, et nous fait goutter tellement de choses en 20min que j’en perds mes notes. Globalement j’ai trouvé ce qui été présenté assez typique, des produits abordables, pas trop fumés, avec une petite rondeur sur la quasi totalité des cuvées. A explorer donc.

Bonus : étant amateur de rhum, nous avons pu y déguster un rhum (pur jus de canne) distillé comme une tequila, et franchement c’était très réussi. Une petite fiole de derrière les fagots qui a laissé le copain Micka sous le charme.

Mezcal de Puebla

Dernier stand notable avant mon départ : « Mezcal De Puebla ».
On m’en avait dit du bien, car Puebla est un état qui produit & exporte très très peu mais qui préserve la tradition authentique de la production de mezcal.

Si j’ai bien compris, il s’agissait de 9 marques différentes qui se sont serrer les coudes pour venir ensemble présenter leur produit sous le même pavillon. La plupart des produits ne sont pas encore commercialisés en Europe, mais plusieurs médailles récemment gagnées lors de concours (au Mexique, et à Bruxelles) devraient leur permettre de grandir, et de venir jusqu’à nous.

Les mezcals proviennent des régions de Mixteca poblana, Atlixco et Tehuacán. Les agaves utilisées m’étaient quasi inconnues : le papalometl, la rhodacanta, l’espadilla, le pitzometl, en plus de variétés plus répandues telles que l’arroqueño, la salmiana, l’angustifolia.

J’ai pu déguster rapidement 3-4 produits, parce que l’heure du train approchait, mais je retiens :
– Orgullo Poblano « Papalometl » : très peu fumé, un côté lacté et citronné bien sympa. Ca me semble être une belle porte d’entrée sur le mezcal. Espérons que mon palais de fin de salon ne m’ait pas fait faire fausse route sur cette recommandation.
– La Atlixquense « Espadin » : Agaves, floral, et beurré ? encore une fois assez doux.
Mexcalito de mi Corazon « Papalometl » : fruits secs, fumé, viande, chocolat. Plus complexe !
Tesoro de Atlapulco « Salmiana » : doux, lacté, un côté esterisé proche de la fraise… j’ai vite succombé lorsqu’on m’a annoncé que le stand bradait tout à 50% pour ne pas revenir au Mexique avec les bouteilles !

Superbe expérience sur ce stand, gentiment traduit par Gloria de @tintostudio_ (lien) car nos amis mexicaines ne parlaient même pas vraiment anglais. Typique jusqu’au bout ce stand !

Malheureusement, le manque de temps ne m’aura pas permis de finir ma tournée chez Sentir Mezcal, autre stand que j’avais en vue, et pour lequel j’ai dégusté 1 super mezcal avant de courir jusqu’au train. J’espère y revenir bientôt, car il m’a laissé un très bon souvenir.


Les vins désalcoolisés,
C’est vraiment de la merde ?

La réponse est malheureusement oui, j’en ai bien peur.

J’ai passé un peu de temps au self-service « No-Low » – comprenez sans alcool – pour ne pas mourir bête. D’autant plus qu’étant assez sportif, ça m’arrangerait de boire autre chose de temps en temps, mais la réalité est implacable :

  • Autant il y a de choses correctes qui sont proposées, que ce soit dans le vin ou les spiritueux, à base de distillation botanique, de maturations, etc – quand on essaie de créer quelque chose en labo, avec de nouveaux ingrédients, des formules adaptées, etc.
  • Autant tous les vins désalcoolisés que j’ai pu gouté étaient atroces. Quasi tous les gens échangeaient entre 2 gorgées et faisaient la même moue dépitée.
    Du « pas bon », en passant par le « mais c’est pas du vin quand même?! » jusqu’au fameux blanc trouvé par Micka qui m’a fait rire jaune : aromes urinoirs de fin de festival. Je n’ai même pas osé tremper mes lèvres, il faut vraiment être fou pour boire ça plutôt qu’une bonne limonade bien fraiche ou un verre d’eau.
lol
Tellement mauvais que j’ai préféré en rire.

Moralité, si vous voulez boire moins d’alcool… A l’instar de la consommation de viande et son slogan « Aimez la viande, mangez-en mieux » : Consommez de meilleurs produits, en plus petite quantité.
Je trouve (personnellement) que ça n’a aucun sens de claquer 15-20-30€ sur cette catégorie de produit.

Ca aura le mérite d’être clair, vous connaissez mon point de vue sur le sujet désormais.


Infinite Bar : cocktail party entre amis

L’expérience est simple : un grand mur, plein de stands de cocktaisl de marques issues du salon, des barmans qui vous préparent à la minute un verre à déguster sur place, avec les copains.

Si simple & efficace qu’on en oublie le brouhaha ambiant de cette zone du salon, où l’effervescence est palpable. Pour ma part j’y ai passé peu de temps, mais en bonne compagnie avec la team de Spirit of the Day notamment, merci pour les échanges messieurs, c’était passionnant !


Masterclass Baijiu

Intrigué par certaine lectures récentes, j’avais planifié ma venue à cette masterclass qui m’a fait entrer dans un monde inconnu, celui de l’alcool chinois nommé « Baijiu ». Pas simple de déguster des alcools aussi puissants (aromatiquement parlant), tout en prenant des notes, mais voici ce que j’en retiens :

Le baijiu est un spiritueux chinois ancestral qui suscite de plus en plus l’intérêt des amateurs de boissons fines. Principalement élaboré à partir de sorgho, il peut inclure divers grains, ce qui explique la variété de ses profils gustatifs.

Sa fermentation solide, souvent dans des fosses d’argile, est bien plus longue que celle de nombreux alcools occidentaux. Elle dure souvent de 30 à 90 jours, mais peut aller jusqu’à 2 ans. Dingue non ? Le qū, un mélange unique de micro-organismes, stimule la transformation des céréales en arômes puissants.

Après la fermentation, on distille parfois un alcool à près de 70 %, qui sera réduit avant la mise en bouteille. Contrairement au vin, le baijiu ne poursuit pas son vieillissement en bouteille : son affinage se fait en jarres ou en cuves.

Côté saveurs, on retrouve des notes fruitées, épicées ou même florales, selon la catégorie : sauce aroma, strong aroma ou light aroma, pour ne citer qu’elles. J’ai surtout trouvé un monde très estérisé, me rappelant des hampden DOK ou autres bombes d’esters qui tapissent le palais à tel point qu’on en perd un peu la notion du temps, et la tête tourne vite 🙂

Ce spiritueux reste encore méconnu en Occident, pourtant il est omniprésent dans la culture chinoise et accompagne de nombreux plats.

Avis aux connaisseurs, si j’ai écris des bêtises, n’hésitez pas à me le dire pour que je corrige au plus 😉

Et du coup, à quoi s’attendre quand on boit du Baijiu ?
Pas simple de vous résumer les 9 profils dégustés, cela allait d’un jus de fruits d’ananas bien estérisé (qui rappelle un rhum jamaïcain) pour les plus légers, à des notes d’anis, de riz fermenté, de sauce soja, de cuir, jusqu’à des notes aromatiques tellement complexes et puissantes qu’elles m’étaient inconnues ou difficile à décomposer. En tout cas, c’est un vrai rollercoaster, et c’est intense, on ne peut plus rien boire derrière ça.

Debrief Wine Paris 2025 : j’espère que vous avez pu découvrir de nouvelles choses à la lecture de cet article, que ce soit le salon, des distilleries, des infos sur le Chianti ou le Baijiu.
C’était pour moi un plaisir immense de me retrouver au coeur de l’évènement, et de partager du temps avec tous ces professionnels et amis qui font vraiment un travail passionnant.

THE JACK DROP – LE BLOG QUI PARLE DE RHUM, MEZCAL & AUTRES SPIRITUEUX – BASÉ À LILLE

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